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IN MEMORIAM
Le Festival du cinéma israélien de Paris rend hommage
à deux grands réalisateurs israéliens qui nous
ont quittés cette année.
David Perlov (1930-2003)
Né au Brésil, David Perlov, l’un des plus importants
réalisateurs israéliens et lauréat du « Prix
Israël » 1999, a découvert le monde du cinéma
dans les années cinquante à Paris.
C’est dans les années soixante qu’il établit sa réputation
grâce à des documentaires originaux et poétiques,
qu’il réalise paradoxalement pour différentes institutions
gouvernementales. Après presque une décennie à
travailler uniquement sur les documentaires, il réalise deux
longs-métrages, Haglula, et « 42:6 », qui sortent radicalement
des sentiers battus. Durant la guerre du Kippour, il change de voie
et se lance dans le reportage. C’est alors qu’il commence son Journal,
œuvre cinématographique qui l’occupera pendant
trente ans. La projection de Journal constitue l’apogée de
sa carrière et lui apporte la reconnaissance en Israël
et dans le monde. Pendant presque trois décennies, David
Perlov enseigne à l’université de Tel-Aviv et s’y
fait une réputation de Gourou. Autour de lui, s’est créée
et développée une école du documentaire, sous
le nom « Me myself ».
Photos 1952-2002 est son dernier film, il a été projeté
au festival de Jérusalem en 2003.
Rafi Bukai (1956-2003)
Le réalisateur de Avanti Popolo, est une des personnalités-clés
du cinéma israélien. Il grandit à Kyriat-Gat
où ses parents possédaient un cinéma. Au début
des années 80, il entame ses études de cinéma
à l’université
de Tel-Aviv et le film, Avanti Popolo, qui l’a rendu célèbre
en Israël et à travers le monde, est l’aboutissement
de son projet de fin d’études.
La profondeur du manifeste anti-militariste et l’humour surréaliste
que Bukai combine brillamment dans cette histoire sur la guerre
des Six Jours, constituent une forte dénonciation du militarisme.
Cinq ans après, Bukai s’implique dans un autre film légendaire
en produisant La vie selon Agfa, d’Assi Dayan. En 1997, il réalise
Marco Polo, qui fut la plus grande production jamais réalisée
en Israël. L’an dernier, il se consacrait à la production
de deux films, Small Step et Oushpizin.
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